La photographe du mois - Sylvie Pinsonneault - Mai 2019

À l’âge de 10 ans, Sylvie Pinsonneault, reçoit une caméra avec la consigne de documenter la

destruction de son école. Pendant que la boule de démolition frappait le béton armé, une passion

prenait vie. La Place des Arts remplaça l’école et les pellicules photo se multiplièrent.

Pendant plus de trente ans, la photographie en noir et blanc et les tirages en chambre noire

occupèrent une place importante dans sa démarche. L’arrivée du numérique permit l’éclatement

de sa création. Initiée à l’estampe à l’atelier Glypto auprès de Nicole Doré Brunet, elle rehausse

aujourd’hui bon nombre de ses photographies.

Née à Montréal, artiste autodidacte, Sylvie Pinsonneault utilise l’appareil photo comme d’autres

prennent la parole. Sa signature visuelle énonce, suggère et émeut. Ses oeuvres ont été présentées

au Québec, en Europe, en Asie, en Australie et à New York.

Le photographe du mois - François DesRosiers - Avril 2019

François est arrivé en photographie par nécessité, par besoin de créer des œuvres qui lui ressemblent. Étant autodidacte, l’apprentissage fut long et joyeux et il se poursuit toujours, 35 ans plus tard.

 

D’abord attiré par le portrait, il cherche à découvrir l’âme des gens et leur beauté sous toutes ses formes. Il choisira le noir & blanc pour le coté intemporel et le plaisir de créer des lumières spécifiques pour chacun.

 

Le nu l’interpelle particulièrement pour l’esthétique pure mais il constate que personne ne reste indifférent car les réactions déclenchées, presqu’à chaque fois qu’il présente son travail, le confirment. François sait que la communication est la base du travail du portraitiste, bien avant la maîtrise de l’équipement. Ainsi il possède cette force qui le distingue dans cette discipline.

 

Ensuite, c’est la nature et ses paysages qui l’envoûtent, qui le calment. Toujours en noir & blanc, il réalise ses premières créations d’une vision qu’il veut unique. L’eau, toujours l’eau. Elle est présente dans ses photographies tant au niveau du mouvement que de l’arrêt du temps. La nature, pour l’éveil de tous les sens, n’est plus seulement que la photographie. C’est aussi l’odeur du milieu, le son de l’eau sur les roches et les feuilles, le goût salé de la mer, le sable qui coule entre les doigts et la vue d’un cadeau qui nous est fait.

 

Mais il y a plus. Il y a le mystère de l’esprit, le possible dans l’irréel, le non visible que lui apporte l’infrarouge. Ce monde lui est apparu et l’a obsédé depuis plus d’une douzaine d’années maintenant. Le Royaume des Fluides s’est créé de lui-même, au début, en réaction aux faux Dieux et aux gourous qui sortent d’un peu partout. Ensuite pour le spirituel qui fait que nous ne voyons que la surface de toute chose ou de tout être humain. C’est donc une longue quête qui se poursuit depuis la création de ce monde dans lequel François apporte une étincelle de paix et de lumière.

 

 

Vivre c’est créer et François veut vivre vieux et heureux. 

Le photographe du mois - Samian - Mars 2019

J’ai su rapidement que que c’est à travers la photographie que je voulais capter l’âme de l’humain. J’ai compris que je devais créer une photo et non simplement montrer une image.

Après plusieurs années sur la route, appareil photo à l’épaule et seul avec moi-même, j’ai réalisé qu’en voyageant à travers le monde, je voyageais également à l’intérieur de moi-même.

 

J’ai toujours été très attentif à ce qui se passe autour de moi et silencieux, j’aime écouter cette petite voix intérieure qui me parle. Un dimanche matin, elle m’a demandé de m’arrêter à l’Assemblée Chrétienne du Nord à St-Jérôme. Je ne savais pas pourquoi je devais entrer là, mais j’ai rapidement compris lorsque le pasteur Isaac Bazié a parlé d’Havila, un village d’orphelins qu’il a fondé avec sa femme Blandine en 2009, dans la région de Ramongo, au Burkina Faso.

 

J’avais rarement entendu un homme parler avec le cœur grand ouvert. Ça m’a frappé. Ça m’a frappé droit au cœur ! J’avais déjà choisi au fond de moi d’être un photographe humanitaire et j’étais persuadé qu’à travers la photo, on pouvait faire une différence. Le dimanche suivant, j’ai proposé à M. Bazié de développer un projet photographique dans ce village. Je m’y suis rendu pour la première fois avec ma femme, Eve, en mai 2017.

 

En sortant de l’avion, j’ai été frappé, mais surtout enveloppé, par la chaleur sahélienne. Je savais que j’étais au bon endroit au bon moment. Avec Eve et Isaac, on s’est rendu au village. J’étais à Havila, qui se traduit par le jardin d’Éden dans la Genèse : Là où tout est possible !

 

Les regards de ces enfants ont une histoire à raconter. J’ai vu des adultes dans des corps d’enfants. Je ne suis pas là pour documenter la situation politique du Burkina Faso par rapport aux enfants, mais je suis là pour raconter leurs histoires à travers leurs regards.

 

Havila est un projet photographique qui vient du cœur. Chaque photo vendue, chaque don qui sera offert, ira directement au village d’Havila. 

 

 

Samian

Le photographe du mois - Bernard Brault - Février 2019

Photographe professionnel depuis plus de 41 ans au Québec, Bernard Brault saisit l'émotion et le mouvement à travers ses photos. Spécialiste des sports, il débute sa carrière en 1976 au journal Le Courrier du Sud sur la rive-sud de Montréal. Par la suite, il a collaboré à plusieurs magazines. Il est, depuis 1984, photographe pour l'un des plus grands quotidiens français d'Amérique : La Presse.

 

Les prix et mentions fusent depuis 1981 (plus de 300 répartis sur 5 continents). Gagnant de huit prix Antoine Désilets de la FPJQ, il a été lauréat des Photographies de l’année 2015, 2016 et 2018 en France dans les catégories « Spectacle » et « Sport ». Élu photographe de l’année section New England de la NPPA en 2017.

 

Il se rend à douze Jeux olympiques depuis Lillehammer en 1994 jusqu’à ceux de Pyeong Chang en 2018. Il a couvert tous les Grand Prix du Canada depuis 1978. Il a photographié des centaines de match des Canadiens depuis 1976. Il a plusieurs expositions à son actif et quatre livres, dont « Je réussis mes photos », écrit conjointement avec Stéphane Champagne, qui est un succès. Il a publié un bouquin réunissant 250 photos de Canadiens de Montréal. Un livre relatant les 40 ans du Grand Prix du Canada est publié aux Éditions Québec Amériques.

 

Bernard Brault est l’un des photographes de presse les plus connus et reconnus au Canada… Voici 42 ans de passion!

 

 

Le photographe du mois - John Wilhelm - Janvier 2019

Mon métier est l'informatique, ma passion est la photographie.

La photographie a toujours été importante dans ma vie. Mon père était un photographe amateur expérimenté et avait fondé au moins deux associations de photographes locales. J'ai donc grandi dans un environnement composé d'appareils photo, de magazines, d'objectifs, de sacs photo fabriqués à la main, de chambres noires et de mariages amusants. À l'époque, je n'étais pas très enthousiasmé par ces films et ces processus de développement. C'était tellement ennuyeux à mes yeux.

L'importance de la photographie a changé en joie lorsque j'ai tenu ma première caméra numérique entre mes mains. Le feu a été allumé et un long voyage a commencé, un voyage à travers de nombreux systèmes de caméras, techniques, expériences et enfin des logiciels. En février 2011, j'ai décidé de franchir la frontière de la photographie ordinaire. Je suis entré dans le monde de Photoshop. Ce fut la meilleure chose que je n'ai jamais faite ... maintenant, la photographie est une passion absolue !

 

"J'aime donner vie à ma fantaisie à l'aide de mes propres images, de Photoshop et de nos logiciels 3D. Parce que c'est plus une obsession qu'une passion, je m'appelle photoholic."